Expanded Gradiva : WW ou la Walking Woman

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Autour de la Femme qui marche de Michael Snow

"Un peu d'histoire : entre 1961 et 1967, j'ai utilisé la même silhouette d'une femme qui marche (Walking Woman ) dans toutes mes œuvres."
En 2004, dans son livre d'artiste Biographie, "biographie non chronologique à la Finnegan's Wake", Michael Snow colle et juxtapose tous les fragments qui composent l'histoire de sa Femme qui marche.

Depuis 1961, la Walking Woman traverse l'œuvre de Michael Snow de part en part. Silhouette de profil, vue en passant, elle n'en finit jamais d'arpenter l'œuvre de l'artiste, motif obsédant réactivant sans cesse l'image originelle de cette "femme-objet", à la fois découpe et pochoir, négatif et positif, présence et absence. Forme à remplir, icône à investir, forme plane propice à toutes les projections, nous suivrons les pérégrinations de cette marcheuse infatigable, dans les rues de Toronto ou dans le métro new-yorkais, dans des journaux comme sur les murs de galeries, photographiée, filmée, placardée, démultipliée dans ses "apparitions ordinaires et sublimes."

Amélie LavinNée en 1977 à Paris, Amélie Lavin est conservatrice du patrimoine, chargée de la programmation d'art contemporain au musée Rodin.
Historienne de l'art, spécialiste de la période contemporaine, elle travaille plus particulièrement sur les nouveaux médias (photographie, vidéo) et sur l'utilisation du son dans l'art contemporain. Elle a publié divers écrits, notamment autour de la photographie, et a collaboré à plusieurs reprises à la revue d'art et de littérature Action restreinte.