L'atelier de Freud

ImprimerEnvoyer

Gradiva (en latin "celle qui avance") est une des figures les plus emblématiques de l'histoire de la psychanalyse.

Relief des Aglaurides dit 'La Gradiva' :: Art romain Ier moitié du IIe siècle apr. J.-C. Marbre H. 74 ; L. 89 ; P. 15. Entré dans les collections du Vatican avant 1806. Rome, musée Chiaramonti. Inv. 1284

L'exposition a permis de réunir dans un même lieu :

L'atelier littéraire de Sigmund Freud

Le délire et les rêves dans la Gradiva de Jensen

Bibliothèque de Freud : Wilhem Jensen (1837-1911) :: Gradiva. Ein pompeijanisches Phantasiestuck Dresden, Leipzig, Carl Reissner, 1903. Exemplaire annoté par Sigmund Freud - The Freud Museum London. 2834 En 1906, Carl Jung conseilla à Freud la lecture de la nouvelle de Wilhelm Jensen Gradiva. Fantaisie pompéienne : l'archéologue Norbert Hanold tombe amoureux d'un bas-relief représentant une jeune fille, Gradiva - celle qui avance. En rêve, le jeune homme la voit marcher dans Pompéi avant l'éruption du Vésuve en 79 après J.-C. et la retrouve le jour sous les traits de son amie d'enfance, Zoé Bertgang, qui entreprend de le guérir. L'histoire inspira à Freud le récit d'une "cure d'amour", mêlant ses recherches sur le désir refoulé et sa passion pour l'archéologie.
En 1907, Freud se rendit à Rome et découvrit au musée Chiaramonti le relief en marbre décrit dans le conte. Il acheta le moulage qu'il plaça au-dessus du divan, dans son cabinet de consultation. Après Freud, la figure mythique de Gradiva séduira encore André Breton, Salvator Dali, André Masson ou Roland Barthes.